Kébémer : ce que l'on sait des 548 cas de syndrome digestif
Depuis le 2 novembre, des centaines d'habitants du district de Kébémer souffrent de diarrhées et de vomissements. Les réseaux parlent d'une « maladie mystérieuse ». Le ministère de la Santé évoque une intoxication alimentaire collective, sans décès à ce jour. Les chiffres officiels, et les gestes à adopter.

Selon le dernier communiqué du ministère de la Santé et de l'Hygiène publique, daté du vendredi 6 novembre, 548 cas de syndrome digestif aigu ont été recensés dans le district sanitaire de Kébémer, dans la région de Louga. C'est 65 de plus que la veille. Les cas sont répartis sur neuf sites du district.
Les malades présentent surtout des diarrhées, des vomissements, des douleurs au ventre et parfois de la fièvre. Pour le ministère, ces signes évoquent une toxi-infection alimentaire collective (TIAC) : une intoxication de plusieurs personnes par un aliment ou une boisson contaminés, souvent à partir d'une source commune.
La bonne nouvelle, à ce stade : aucun décès et aucun cas grave n'ont été enregistrés. L'état des malades est jugé stable, et trois personnes restaient en observation vendredi, selon le ministère.
L'origine de la contamination n'est pas encore connue. Des équipes de la région médicale de Louga et de la Direction de la prévention enquêtent pour trouver la « source commune ». Attention aux titres trompeurs : un média a annoncé que le ministère avait « révélé l'origine » des cas, alors que son propre article indique que les enquêtes se poursuivent.
Les chiffres ont beaucoup circulé depuis le début. Les premiers messages sur les réseaux parlaient de plus de 160, puis de 199 « hospitalisations ». Le ministère avait alors recensé 56 cas entre le 2 et le 4 novembre, selon Pulse. Le nombre de cas a ensuite réellement augmenté. Mais il s'agit de cas signalés, pas d'hospitalisations, et seules trois personnes restaient en observation vendredi.
Le ministère appelle les habitants à la vigilance, au respect des mesures d'hygiène et à consulter rapidement au poste ou au centre de santé le plus proche en cas de symptômes. Nous suivons l'évolution et mettrons cet article à jour avec chaque nouveau bilan officiel.